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@28 35 Cursives @ 109Truxler v5 final 8:11 copie 2   Champ / Hors champ » Toute écriture, toute création est une découpe. Des sujets – vous, moi – décident de produire. Ils tirent du réel qui les environne matière et matériaux pour la création. Tous, dans l’enfance nous avons appris à voir, à regarder l’espace et parcourir le temps. Mais aujourd’hui, cela suffit-il ? Cette création nous identifiera, nous singularisera face à vous, lectrice, lecteur. Elle nous portera. Dans ce second numéro de « Focales », notre série 2021, nos yeux se dessillent pourtant. Par la bivalence du titre retenu, écrire et produire se donnent à lire comme acte souvent ambigu, tour à tour travail de prélèvement, de classement, de ponction et finalement de choix. « Nous ne façonnons jamais le monde […]. C’est le monde qui nous façonne » rappelle Toni Morrison (1). Nos yeux d’humains n’ont de cesse de questionner, d’instruire, de […]

N°109 « Champ / hors champ » (Focales vol.2 -2021)


« À l’échelle » (Focales vol. 1)   « Les yeux, quand ils s’ouvrent, découpent dans le visible comme un ordre du réel » Marc Le Bot (1) Écrire, c’est regarder le monde et ses paysages, c’est ressentir des émotions, imaginer, anticiper, se souvenir, construire et déconstruire, chercher les mots. Écrire, c’est bâtir et, ce faisant, c’est penser. Sur ce constat s’ouvre une nouvelle série pour Filigranes, trois volumes consacrés au terme, polysémique s’il en est, de focales. Aussi, nous voici pour commencer à traiter d’échelles. Plus tard il sera question de champs et de hors-champs, enfin du sujet écrivant, lisant, produisant lequel « tient l’appareil ». o o o   L’écriture comme fabrique est un monde intermédiaire entre le réel et nous, dit Marco Martella 2. Mais ne s’agira-t-il dans ce présent moment de géométrie poétique que de balayer du regard la gamme de nos choix afin d’un peu mieux savoir ce qu’écrire signifie […]

N°108 « À l’échelle » vol 1 – « Série Focales » 07/21



    « Est – Ouest et retour » à Nathalie Ferrier, notre amie si jeune perdue   « Rien ne disparaît de ce qui a dû être abandonné  » Henri Wallon   Tout a commencé par un pressant défi de Nathalie Ferrier, en poste au Centre Culturel français de Moscou : ce serait bien si les liens déjà tissés entre Moscou et Marseille perduraient dans un autre numéro de Fili (1) ! Faisons mieux connaissance avec nos littératures respectives. Offrons-nous réciproquement des textes d’auteurs auxquels nous tenons, représentant pour nous ce que nous aurions envie de faire savoir aux autres. Et à partir de là, chacun pourrait choisir et écrire en écho, en écart, en voisin ou en étranger. Les textes seraient comme des miroirs où se mirer, se reconnaître autre ou pareil… Les « prétextes  » joueraient le rôle de tremplin, d’apport, d’horizon en trouvant leurs destinataires. Tout cela était bel et […]

Urgence Ukraine / Retour sur Filigranes 65 (2005)


                                                      Le monde des revues de poésie et de la littérature bouge. Nous-mêmes sommes en réorganisation de tâches au sein de notre collectif. Notre nouvelle adresse mail de contact est filigraneslarevue(arobase) laposte.net. Nos publications et leur rythme changent. Le N°110 sera le dernier de l’ancienne série.   Que sera Filigranes en 2022 ? Une partie sera-t-elle trois fois par an accessible sur notre site et téléchargeable ? Un numéro papier annuel se dessine-t-il ? Tout est encore en discussion au sein du collectif. Notre nouveau visage se précisera entre le printemps et l’été 2022.       Cordialement votre et en vous remerciant, lectrice et lecteur de votre soutien et votre désir de création partagée. Le collectif de la revue    

FILIGRANES Évolue !



  FILIGRANES est produite par un collectif de bénévoles, passionnés du « lireecrire » et désireux d’en partager l’accès par le biais d’ateliers, de publications, de rencontres, de lectures publiques. Elle n’est pas éditrice de recueils. Pour ceux qui souhaitent soutenir le projet de la revue dans la durée, l’abonnement se fait par courriel ou par lettre. Les Bulletins d’abonnement et de commande ainsi que la présentation de la revue en PDF sont à télécharger ci-dessus. On soutient la revue et le projet du collectif de Filigranes en s’abonnant. Mais aussi en faisant s’abonner les bibliothèques et en proposant des événements Le prix de l’abonnement # France (4 numéros) : 30  €. # Étranger : (4 numéros) 33 €. #Étudiants / Chômeurs : (4 numéros) 20 € # Abonnement de soutien : (4 numéros) 46 € # Tarif pour les bibliothèques : 27 € pour 3 numéros (soit un an). Uniquement par virement. […]

Participer, soutenir la revue


  2020-2021 # Saison 2021 # 
 »Focales » Une réflexion sur l’écriture et la création dans le miroir du monde. Un l’espoir ? Le transformer, de l’amender, à notre modeste échelle certes : par la création ; par les liens que nous y tissons au-delà d’actuelles turpitudes qui affectent le vivant. Une question d’échelles, de temps et d’espace. Une réflexion sur nos choix, nos postures d’écrivants.   (Paru) N°108 : À l’échelle   (Paru) N°109 : Champ/hors champ   N°110 : Qui tient l’appareil ? (À paraitre en juin 2022   N°111 : Humus (En préparation)   112 – LE CHÊNE ET LE ROSEAU Plusieurs questions nous traversent et nous pensons à de futurs textes pour le 112 « Le chêne et le roseau ». Quelles en seraient problématiques ? Puissance de l’un VS souplesse de l’autre.Le temps et le flux autour de « grandir, passer du sol à l’air / […]

Nos calendriers pour envoyer des textes :



Fenêtre ouverte sur la vie et les projets des créateurs, Cursives est l’occasion de rencontrer ce que Jean Dubuffet appelle des « Les hommes du commun à l’ouvrage ». La rubrique Cursives s’est imposée à Filigranes dès le numéro vingt-deux. Elle est née du désir de mettre en lumière les réflexions, les motivations, les études et travaux préparatoires qui construisent les textes donnés à lire dans la revue et que ceux-ci ne laissent pas toujours soupçonner. Personne ne peut faire l’économie d’une interrogation sur le sens de son activité dans une société donnée. La raison d’être d’une création, qu’elle relève ou non de l’écriture, réside sans aucun doute dans la conscience que le créateur a de sa propre finitude mais aussi dans le bonheur qu’il peut éprouver à libérer ses rêves, à jouer à sa manière avec le langage, à rencontrer autrui à travers ce qu’il produit et publie… Dans Cursives l’écriture […]

Cursives, les entretiens de Filigranes


ÉDITO « Il n’y a pas de désir qui ne coule dans un agencement. Si bien que le désir, pour moi, ça a toujours été – si je cherche le terme abstrait qui lui correspond – (celui de) constructivisme ». Gilles Deleuze, Abécédaire « Depuis la nuit des temps, depuis Lucie, peut-être avant, vous parcourez le monde, franchissez les grandes failles, longez les lignes de crêtes comme autant de lignes de vie. Infatigables voyageurs, femmes en marche, hommes de la migration, enfants du dépaysement ». Entendez-le, il y a quelques années déjà, vous figuriez au sommaire d’un numéro. Il est vrai qu’en votre compagnie, vagants extravagants, nous rêvions de mondes où les savoirs seraient de miel et où, heureux, nous vous accompagnerions. C’étaient des temps anciens. Nostalgiques et fascinés, de saison en saison, nous replongions vers vos récits anciens, vers le rouge or brun des paysages traversés, vers le noir de vos corps rompus […]

N° 106 « Glanages » – 12/2020 – (Vol 2 ...



  Pierre Torres HOMMAGE (Lire le PDF – 1MO)   Michel Neumayer, message à Katia Torres (22 juillet 2020) Cette nouvelle nous la redoutions tant, nous n’avions plus guère de nouvelles de Pierre, par téléphone uniquement. Je suis personnellement très triste de perdre un compagnon du GFEN et de Filigranes. Je connaissais Pierre depuis les années 1980, nous avions fait beaucoup de choses ensemble, lui toujours discret, peu écrivant mais très porté par la littérature et l’écriture qu’il voyait une comme une invention humaine exceptionnelle. Il portait une histoire que nous savions tellement douloureuse pour lui, l’Algérie. Il voulait faire un travail autour des massacres de Sétif et Guelma et il était un antimilitariste profond. Nous savions son engagement militant et pacifiste, son refus des pensées dominantes, son désir de pensées en rupture, son engagement pour le cinéma et la théâtre avignonnais. Il nous a accompagné à Filigranes jusqu’à la […]

Pierre Torres


  Une rencontre avec Serge Plagnol, né en 1951, vivant à Toulon, peintre et ancien professeur à l’école des Beaux-Arts de Nîmes. Il est venu au séminaire de mai2019 de Filigranes en apportant quelques toiles récentes. Après quelques questions comme entrée en matière, nous avons écrit à partir de ses tableaux puis poursuivi l’échange avec lui. Les oeuvres de Serge Plagnol ont été exposées dans différentes galeries et sont visibles sur FB et divers sites   Cursives 103 Serge Plagnol .        

Serge Plagnol « La peinture, c’est une surface qui interroge la ...



  Dernier N° à paraître au auto 2021 N° 107 – Ça peut toujours servir Obéissons à nos épluchures » nous conseille Gaston Chaissac. On ne laisse pas tomber, car rien ne se perd mais tout se transforme. On réinvestit, on s’expose aux regard des autres et on le sait ! Fait-on encore du neuf avec vieux ? C’est l’économie réinventée.  Quelques pistes et possibles impulsions : Recyclages ou comment accommoder les restes ? – À feu doux – Mijotages en écriture.  Réécritures et compost – Obsolescences récusées – Compressions – Vélocyclages – S’étranger le regard – Redécouvrir les vieux pulls –   Soumission des textes : 15 janvier 2021

Lettres de Marie-Christiane Raygot, poète, auteure de Filigranes   « Le plaisir de recevoir une lettre ne se distingue pas tellement de celui d’en envoyer » Lettre du 16 octobre 2017   «Après une période de clôture, de mutisme … On est à sa vie de tous les jours sans penser à la poésie et tout à coup quelque chose vous arrête. Qu’est-il arrivé ? Rien ou presque – rien n’a changé, pourtant et soudain, par quel miracle, tout peut faire signe et se met à parler. Les mots surgissent là ou s’était créé un vide dans l’espace mental. » Lettre du 25 août 2008     « Je travaille. Á force, je vois un peu, parfois » (citation d’Antoine Emaz) me rappelle cette brume opaque où j’avance les mots « essayés » qui devront laisser la place probablement à d’autres, qui ne sont ni sûrs de leur identité, et encore moins de leur destin . « Je laboure et […]

Marie-Christiane Raygot



                                        ÉDITO Emprunts, empreintes, « aubes des images » ! Sur le double registre de l’emprunt et de l’empreinte s’ouvre ce numéro. La formule semble aller de soi et les termes qui la constituent, chacun pris en lui-même, ne pas vraiment poser question. Mais que cachez-vous homophonies, si séduisantes d’en être presque parfaites ? Une cohérence assurément : celle du maillage humain, de notre dette à autrui, de nos attachements, je crois. Toujours précédée d’œuvres de toutes sortes, lesquelles en sont le terreau, aucune création ne naît; C’est parce qu’on a aimé qu’on souhaite refaire, qu’on cherche la proximité, une manière de retrouvaille, un héritage que l’on se reconnait. Alors foin des accusations. Répétition ? Plagiat ? Non, jamais, car oui, nous créons sous influence. [Je] veut être un autre et il l’est […]

N°102 – Emprunts, empreintes (Vol 1 – Les quat’ z’arts) ...


  « Je suis née dans une famille italiano-russe où le maître mot était : créer et être soi-même » Un entretien avec Dominique Lombardi, écrivaine, journaliste, cinéaste…   C’est dans un tourbillon de pratiques créatives que nous entraine Dominique Lombardi, tour à tour écrivaine, reporter de guerre, cinéaste, musicienne et collection-neuse d’objets de toutes sortes. D’où vient cette « folie créatrice » ? Est-elle conciliable avec une vie d’épouse et de mère ? Le lecteur de Filigranes découvrira au fil de l’entretien ce qui fait lien et qui s’appelle chez Dominique Lombardi « désir de vivre intensément », « rapport à l’autre » et quête de ce que l’Histoire et sa grande hache » (Perec) nous a ravi ».       – 1 – Entre stylisme, journalisme et cinéma Filigranes : Tu as, très jeune, multiplié les activités… Dominique Lombardi : Oui… Autour de 1980, j’ai créé Galène Roucas, une marque de stylisme, ayant été à bonne école […]

« Je suis née dans une famille italiano-russe où le maître ...



Entretien réalisé le 7 juillet au Centre social /Maison pour tous Saint Mauront Léo Lagrange Méditerranée de la rue Félix Pyat MARSEILLE   Filigranes a rendez-vous aujourd’hui au centre social Léo Lagrange, dans le 3e arrondissement de Marseille, rue Félix Pyat, à deux pas du métro National, pas très loin de l’autoroute qui surplombe le quartier où se juxtaposent maisons anciennes et immeubles plus récents, notamment le siège d’Orange. Dans la cour du centre, une zone a été réservée pour un jardin dont s’occupe Mohamed Barka, oasis de verdure au milieu du béton. Non loin du centre social, un jardin partagé éphémère, appartenant à la Soleam et dont la gestion a été confiée à la Maison Pour Tous St Mauront est entretenu amoureusement par une dizaine de familles du quartier.  En ce début de juillet, il y a des tomates, des courgettes, des aubergines, des haricots, les plants de courge […]

Le tapis à histoires (Centre social /Maison pour tous Saint ...


« Rejouer le monde » « Dans le miroir des mythes » vol 3 (2017)     « L’enfant avait placé une vaste caisse au milieu de la chambre et, depuis quelques heures déjà, il naviguait ainsi, brassant le vide, dévisageant l’horizon enfui dans le mur, le tapis figurant l’océan, la caisse un voilier de fort tonnage. Vers six heures, comme chaque soir à cette heure, le père rentra du travail. Il pénétra dans le salon, il eut le temps de désapprouver l’idée de son fils, il atteignit à cet instant le tapis, coula à pic et se noya. » Jacques Sternberg, Contes froids   Enfants déjà, nous inventions des mondes. Nous construisions des routes, nous soulevions les montagnes. « Tu serais la marchande, je serais le client ». Bien plus que des paroles, c’étaient des univers à explorer, un « mentir-vrai » de résistance (déjà !) au sérieux des parents. C’étaient nos affaires, motus et bouche cousue. Nous les […]

N°98 « Rejouer le monde » – Vol. 3 – Dans ...



Cursives parus dans le N°98 Dans les parages du mythe « Rejouer le monde »   Je suis née à Marseille, en 1960. Marseille c’est ma ville, c’est toute mon enfance et toute ma vie, jusqu’ à aujourd’hui encore. Sauf, un épisode parisien, de deux années et quelques mois, à la fin des années 80. Le mime était déjà mon métier, et je voulais découvrir de nouvelles pratiques. J’ai notamment fait un stage avec Ludwik Flaszen, cofondateur avec Jerzy Grotowski du Théâtre Laboratoire. Fin des années 90, j’ai créé le Garance Théâtre, une structure pour produire mes spectacles. J’ai choisi Garance par référence au personnage féminin dans Les enfants du paradis de Marcel Carné. C’est un film sur la vie de Jean-Gaspard Debureau, le fameux mime du XIXe siècle et le créateur du Pierrot.   Quelle a été votre première rencontre avec le mime ? Ç’a été une photo. Après le bac, […]

Anne Chiummo, artiste mime