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  FILIGRANES est produite par un collectif de bénévoles, passionnés du « lireecrire » et désireux d’en partager l’accès par le biais d’ateliers, de publications, de rencontres, de lectures publiques. Elle n’est pas éditrice de recueils. Pour ceux qui souhaitent soutenir le projet de la revue dans la durée, l’abonnement se fait par courriel ou par lettre. Les Bulletins d’abonnement et de commande ainsi que la présentation de la revue en PDF sont à télécharger ci-dessus. On soutient la revue et le projet du collectif de Filigranes en s’abonnant. Mais aussi en faisant s’abonner les bibliothèques et en proposant des événements Le prix de l’abonnement # France (4 numéros) : 30  €. # Étranger : (4 numéros) 33 €. #Étudiants / Chômeurs : (4 numéros) 20 € # Abonnement de soutien : (4 numéros) 46 € # Tarif pour les bibliothèques : 27 € pour 3 numéros (soit un an). Uniquement par virement. […]

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  2020-2021 # Saison 2021 # 
 »Focales » Une réflexion sur l’écriture et la création dans le miroir du monde. Un l’espoir ? Le transformer, de l’amender, à notre modeste échelle certes : par la création ; par les liens que nous y tissons au-delà d’actuelles turpitudes qui affectent le vivant. Une question d’échelles, de temps et d’espace. Une réflexion sur nos choix, nos postures d’écrivants.   (Parus) N°108 : À l’échelle –  Profondeur de champ – microscope/télescope – à la loupe – scrutation – tentative d’épuisement d’un lieu – nommer le manque – regard vers le passé – panoramique – plan large – zoom – cinémascope – double foyer – à portée de main – longue portée – en surplomb – changer de focale – envergure – construire un point de vue entre relatif et universel –   (À paraître en décembre 2021) N°109 : Champ/hors champ  – Angle mort […]

Nos calendriers pour envoyer des textes :



« À l’échelle » (Focales vol. 1)   « Les yeux, quand ils s’ouvrent, découpent dans le visible comme un ordre du réel » Marc Le Bot (1)   Écrire, c’est regarder le monde et ses paysages, c’est ressentir des émotions, imaginer, anticiper, se souvenir, construire et déconstruire, chercher les mots. Écrire, c’est bâtir et, ce faisant, c’est penser. Sur ce constat s’ouvre une nouvelle série pour Filigranes, trois volumes consacrés au terme, polysémique s’il en est, de focales. Aussi, nous voici pour commencer à traiter d’échelles. Plus tard il sera question de champs et de hors-champs, enfin du sujet écrivant, lisant, produisant lequel « tient l’appareil ». o o o   L’écriture comme fabrique est un monde intermédiaire entre le réel et nous, dit Marco Martella 2. Mais ne s’agira-t-il dans ce présent moment de géométrie poétique que de balayer du regard la gamme de nos choix afin d’un peu mieux savoir ce qu’écrire […]

N°108 « À l’échelle » vol 1 – « Série Focales » 07/21


Édito « Être curieux, c’est être attentif à la possibilité de prendre soin du monde. Je pense donc que c’est le bon moment pour la réparation, si l’on s’accorde sur le sens concret, banal et bricoleur du mot, si l’on décide de faire ce qu’on peut avec ce qu’on a, en laissant derrière nous cette rêverie d’un monde d’après »                                                  Patrick Boucheron (1)   Arrivés au terme de notre parcours de trois numéros, nous voilà dans l’expectative. « De récup’ en maraudes » fut notre fil d’écriture une année durant. Passant de gabegies en débordements de toutes sortes, nous replongions avec tristesse dans un premier temps (n°105) dans les errements d’une jouissance qui se croyait sans bords, d’une modernité sans conscience de ses limites. Puis nous nous confrontions (n°106) à la perte, celle de ces savoirs qui autrefois liaient au sol, à la terre, aux paysages les personnes les plus démunies socialement. […]

N°107 « Ça peut toujours servir ! » (Récup’ et maraudes ...



Fenêtre ouverte sur la vie et les projets des créateurs, Cursives est l’occasion de rencontrer ce que Jean Dubuffet appelle des « Les hommes du commun à l’ouvrage ». La rubrique Cursives s’est imposée à Filigranes dès le numéro vingt-deux. Elle est née du désir de mettre en lumière les réflexions, les motivations, les études et travaux préparatoires qui construisent les textes donnés à lire dans la revue et que ceux-ci ne laissent pas toujours soupçonner. Personne ne peut faire l’économie d’une interrogation sur le sens de son activité dans une société donnée. La raison d’être d’une création, qu’elle relève ou non de l’écriture, réside sans aucun doute dans la conscience que le créateur a de sa propre finitude mais aussi dans le bonheur qu’il peut éprouver à libérer ses rêves, à jouer à sa manière avec le langage, à rencontrer autrui à travers ce qu’il produit et publie… Dans Cursives l’écriture […]

Cursives, les entretiens de Filigranes


ÉDITO « Il n’y a pas de désir qui ne coule dans un agencement. Si bien que le désir, pour moi, ça a toujours été – si je cherche le terme abstrait qui lui correspond – (celui de) constructivisme ». Gilles Deleuze, Abécédaire « Depuis la nuit des temps, depuis Lucie, peut-être avant, vous parcourez le monde, franchissez les grandes failles, longez les lignes de crêtes comme autant de lignes de vie. Infatigables voyageurs, femmes en marche, hommes de la migration, enfants du dépaysement ». Entendez-le, il y a quelques années déjà, vous figuriez au sommaire d’un numéro. Il est vrai qu’en votre compagnie, vagants extravagants, nous rêvions de mondes où les savoirs seraient de miel et où, heureux, nous vous accompagnerions. C’étaient des temps anciens. Nostalgiques et fascinés, de saison en saison, nous replongions vers vos récits anciens, vers le rouge or brun des paysages traversés, vers le noir de vos corps rompus […]

N° 106 « Glanages » – 12/2020 – (Vol 2 ...



  Pierre Torres HOMMAGE (Lire le PDF – 1MO)   Michel Neumayer, message à Katia Torres (22 juillet 2020) Cette nouvelle nous la redoutions tant, nous n’avions plus guère de nouvelles de Pierre, par téléphone uniquement. Je suis personnellement très triste de perdre un compagnon du GFEN et de Filigranes. Je connaissais Pierre depuis les années 1980, nous avions fait beaucoup de choses ensemble, lui toujours discret, peu écrivant mais très porté par la littérature et l’écriture qu’il voyait une comme une invention humaine exceptionnelle. Il portait une histoire que nous savions tellement douloureuse pour lui, l’Algérie. Il voulait faire un travail autour des massacres de Sétif et Guelma et il était un antimilitariste profond. Nous savions son engagement militant et pacifiste, son refus des pensées dominantes, son désir de pensées en rupture, son engagement pour le cinéma et la théâtre avignonnais. Il nous a accompagné à Filigranes jusqu’à la […]

Pierre Torres


  Une rencontre avec Serge Plagnol, né en 1951, vivant à Toulon, peintre et ancien professeur à l’école des Beaux-Arts de Nîmes. Il est venu au séminaire de mai2019 de Filigranes en apportant quelques toiles récentes. Après quelques questions comme entrée en matière, nous avons écrit à partir de ses tableaux puis poursuivi l’échange avec lui. Les oeuvres de Serge Plagnol ont été exposées dans différentes galeries et sont visibles sur FB et divers sites   Cursives 103 Serge Plagnol .        

Serge Plagnol « La peinture, c’est une surface qui interroge la ...



  Dernier N° à paraître à l’hiver 2021 N° 109 – Ça peut toujours servir Obéissons à nos épluchures » nous conseille Gaston Chaissac. On ne laisse pas tomber, car rien ne se perd mais tout se transforme. On réinvestit, on s’expose aux regard des autres et on le sait ! Fait-on encore du neuf avec vieux ? C’est l’économie réinventée.  Quelques pistes et possibles impulsions : Recyclages ou comment accommoder les restes ? – À feu doux – Mijotages en écriture.  Réécritures et compost – Obsolescences récusées – Compressions – Vélocyclages – S’étranger le regard – Redécouvrir les vieux pulls –    

Lettres de Marie-Christiane Raygot, poète, auteure de Filigranes   « Le plaisir de recevoir une lettre ne se distingue pas tellement de celui d’en envoyer » Lettre du 16 octobre 2017   «Après une période de clôture, de mutisme … On est à sa vie de tous les jours sans penser à la poésie et tout à coup quelque chose vous arrête. Qu’est-il arrivé ? Rien ou presque – rien n’a changé, pourtant et soudain, par quel miracle, tout peut faire signe et se met à parler. Les mots surgissent là ou s’était créé un vide dans l’espace mental. » Lettre du 25 août 2008     « Je travaille. Á force, je vois un peu, parfois » (citation d’Antoine Emaz) me rappelle cette brume opaque où j’avance les mots « essayés » qui devront laisser la place probablement à d’autres, qui ne sont ni sûrs de leur identité, et encore moins de leur destin . « Je laboure et […]

Marie-Christiane Raygot



                                        ÉDITO Emprunts, empreintes, « aubes des images » ! Sur le double registre de l’emprunt et de l’empreinte s’ouvre ce numéro. La formule semble aller de soi et les termes qui la constituent, chacun pris en lui-même, ne pas vraiment poser question. Mais que cachez-vous homophonies, si séduisantes d’en être presque parfaites ? Une cohérence assurément : celle du maillage humain, de notre dette à autrui, de nos attachements, je crois. Toujours précédée d’œuvres de toutes sortes, lesquelles en sont le terreau, aucune création ne naît; C’est parce qu’on a aimé qu’on souhaite refaire, qu’on cherche la proximité, une manière de retrouvaille, un héritage que l’on se reconnait. Alors foin des accusations. Répétition ? Plagiat ? Non, jamais, car oui, nous créons sous influence. [Je] veut être un autre et il l’est […]

N°102 – Emprunts, empreintes (Vol 1 – Les quat’ z’arts) ...


  « Je suis née dans une famille italiano-russe où le maître mot était : créer et être soi-même » Un entretien avec Dominique Lombardi, écrivaine, journaliste, cinéaste…   C’est dans un tourbillon de pratiques créatives que nous entraine Dominique Lombardi, tour à tour écrivaine, reporter de guerre, cinéaste, musicienne et collection-neuse d’objets de toutes sortes. D’où vient cette « folie créatrice » ? Est-elle conciliable avec une vie d’épouse et de mère ? Le lecteur de Filigranes découvrira au fil de l’entretien ce qui fait lien et qui s’appelle chez Dominique Lombardi « désir de vivre intensément », « rapport à l’autre » et quête de ce que l’Histoire et sa grande hache » (Perec) nous a ravi ».       – 1 – Entre stylisme, journalisme et cinéma Filigranes : Tu as, très jeune, multiplié les activités… Dominique Lombardi : Oui… Autour de 1980, j’ai créé Galène Roucas, une marque de stylisme, ayant été à bonne école […]

« Je suis née dans une famille italiano-russe où le maître ...



Entretien réalisé le 7 juillet au Centre social /Maison pour tous Saint Mauront Léo Lagrange Méditerranée de la rue Félix Pyat MARSEILLE   Filigranes a rendez-vous aujourd’hui au centre social Léo Lagrange, dans le 3e arrondissement de Marseille, rue Félix Pyat, à deux pas du métro National, pas très loin de l’autoroute qui surplombe le quartier où se juxtaposent maisons anciennes et immeubles plus récents, notamment le siège d’Orange. Dans la cour du centre, une zone a été réservée pour un jardin dont s’occupe Mohamed Barka, oasis de verdure au milieu du béton. Non loin du centre social, un jardin partagé éphémère, appartenant à la Soleam et dont la gestion a été confiée à la Maison Pour Tous St Mauront est entretenu amoureusement par une dizaine de familles du quartier.  En ce début de juillet, il y a des tomates, des courgettes, des aubergines, des haricots, les plants de courge […]

Le tapis à histoires (Centre social /Maison pour tous Saint ...


« Rejouer le monde » « Dans le miroir des mythes » vol 3 (2017)     « L’enfant avait placé une vaste caisse au milieu de la chambre et, depuis quelques heures déjà, il naviguait ainsi, brassant le vide, dévisageant l’horizon enfui dans le mur, le tapis figurant l’océan, la caisse un voilier de fort tonnage. Vers six heures, comme chaque soir à cette heure, le père rentra du travail. Il pénétra dans le salon, il eut le temps de désapprouver l’idée de son fils, il atteignit à cet instant le tapis, coula à pic et se noya. » Jacques Sternberg, Contes froids   Enfants déjà, nous inventions des mondes. Nous construisions des routes, nous soulevions les montagnes. « Tu serais la marchande, je serais le client ». Bien plus que des paroles, c’étaient des univers à explorer, un « mentir-vrai » de résistance (déjà !) au sérieux des parents. C’étaient nos affaires, motus et bouche cousue. Nous les […]

N°98 « Rejouer le monde » – Vol. 3 – Dans ...



Cursives parus dans le N°98 Dans les parages du mythe « Rejouer le monde »   Je suis née à Marseille, en 1960. Marseille c’est ma ville, c’est toute mon enfance et toute ma vie, jusqu’ à aujourd’hui encore. Sauf, un épisode parisien, de deux années et quelques mois, à la fin des années 80. Le mime était déjà mon métier, et je voulais découvrir de nouvelles pratiques. J’ai notamment fait un stage avec Ludwik Flaszen, cofondateur avec Jerzy Grotowski du Théâtre Laboratoire. Fin des années 90, j’ai créé le Garance Théâtre, une structure pour produire mes spectacles. J’ai choisi Garance par référence au personnage féminin dans Les enfants du paradis de Marcel Carné. C’est un film sur la vie de Jean-Gaspard Debureau, le fameux mime du XIXe siècle et le créateur du Pierrot.   Quelle a été votre première rencontre avec le mime ? Ç’a été une photo. Après le bac, […]

Anne Chiummo, artiste mime


      « Raisons, déraisons » « Dans le miroir des mythes » vol 2 (2017)   Un beau jour ou peut-être une nuit Près d’un lac, je m’étais endormie Quand soudain, semblant crever le ciel Et venant de nulle part surgit un aigle noir… Barbara C’est le paradoxe. Il traverse nos vies. L’oiseau de la déraison brouille les cartes, bouscule les frontières. À chaque fois, lucidité et ivresse, harmonie et chaos, paix et guerre, création et destruction se toisent, se frôlent, se frottent, s’éclipsent, esquivent et se rejoignent. D’Œdipe à Médée et à Antigone, de Sparte à Troie, les mythes, matrice de nos fictions, nous rappellent que de tous temps, femmes et hommes, dieux de l’Olympe et humains, se sont cognés au désir, aux passions, aux us, à la Loi. Qui sont les barbares, où sont-ils, quelle langue parlent-ils ? À chaque fois, il y va d’un territoire et de ses confins […]

N° 97 « Raisons, déraisons » – Vol 2 – Dans le ...



    « Je peins le passage » « Dans le miroir des mythes » vol (2017) Le mythe perturbe et fait bouger les lignes. Il fascine. À le fréquenter, glissant d’un monde vers un autre, nous franchissons d’insolites frontières : ici nos vies ordinaires, là un univers à bien des égards paroxystique. De multiples métamorphoses, d’étranges brouillages de lignes, de fatales chevauchées. Pire, d’implacables assignations, des lois bafouées, des interdits transgressés, humain et divin confondus au sein d’un joyeux et cruel fourre-tout : c’est l’hybris. Ce mesclun d’amour et de haine, de vengeance et de pardon, de pulsions et de désirs reste pourtant pour nous, les modernes, le premier terreau de nos imaginaires. Surgis des profondeurs du temps – tel est le paradoxe -, voilà nos sentiments les plus secrets, les plus actuels, par vous, révélés. Antigone, Œdipe, Ulysse, Orphée, Europe, Sisyphe sont parmi vos noms. Terribles et magnifiques, vos destins. À commercer […]

N° 96 « Je peins le passage » – Vol 1 ...