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Éditorial Après les labours d’Humus, les souffles et les élans forts ou fragiles du Chêne et du Roseau, Filigranes achève son chemin végétal dans La Forêt des songes. Dans aucun numéro de ce triptyque les arbres et leur charge de vie, de sens, et d’énergie ne sont absents ; mais dans la futaie de textes de celui-ci, ils déploient tous les sens, sensualité, sensibilité, significations, assument bien des enjeux pour ceux qui, les regardant, les voient, et les aiment, s’irritent des misères que nos choix trop souvent leur infligent ; ceux qui, envers et contre tout, en nourrissent leurs sèves et leurs rêves d’humains au monde, y trouvent des lignes de vie, de force, et de création. Au fil des pages de ce numéro, la forêt nous hante, nous enchante, nous emmène, loin du réel cru des villes, sur les pas des conteurs, et nous croisons Alice, un petit poucet, un ogre, […]

N°113 « Dans la forêt des songes » (Végétal – vol 3 – 2023)


  Nous poursuivons ici le cycle « Végétal ».     L’eau et la terre entretiennent avec la pousse infinie de la vie des arbres des rapports d’amour/haine. Dans ce numéro 112 de Filigranes nous choisissons l’élégie et notre appréhension de la fable de La Fontaine réserve des surprises au lecteur. Celui-ci est appelé à s’identifier aux personnages que La Fontaine a campés pour illustrer un paradoxe : « C’est le plus fort qui est le plus fragile », opposant faiblesse et puissance dans un de ses dialogues ordinaires où il affronte la cour de Louis XIV. La logique serrée de la fable a peut-être éloigné les auteurs. Ont-ils préféré prendre des chemins de traverse plutôt qu’affronter le dénouement qui condamne le chêne à périr ? Ils deviennent ici spectateurs de la nature, se cachent dans les arbres, partagent la vieillesse et la finitude, s’émeuvent du destin qui attend le chêne malgré́ […]

N°112 « Le chêne et roseau » (Végétal vol 2 – 2023)



100 ans d’éducation nouvelle – Répondre aux défis éducatifs et sociaux de notre temps (2022) – Baraër Michel, Neumayer Michel, Reboul Sophie, Vellas Etiennette (Chronique sociale) L’Éducation Nouvelle est plus qu’une simple politique éducative. Ce livre la présente à travers les principes qu’elle met en avant et des démarches concrètes à mettre en oeuvre en classe et dans les lieux de formation ou à s’approprier. L’Éducation Nouvelle est un projet permanent de création et transmission de savoirs inscrits dans l’histoire et l’horizon d’une émancipation humaine, à la fois singulière et collective. L’Éducation Nouvelle est une audace, le refus de la routine, l’invention. Les récits ici recueillis le prouvent : en témoignant de réalités analysées et partagées, ils visent à faire agir autrement. À changer de pratiques et de postures. À renou veler et approfondir le travail d’éducateur et de formateur. L’Éducation Nouvelle est une histoire à partager. L’ouvrage donne à […]

Livres O+M.Neumayer


  Nous ouvrons notre cycle « végétal » avec un numéro « humus ».  Ce mot fleure bon les sous-bois humides, où les champignons poussent leurs têtes parmi les feuilles mortes en lente décomposition. Et c’est bien notre rapport à la terre nourricière que plusieurs textes viennent interroger : il s’agit, par l’écriture, de tisser des lie ns avec tous ces insectes, ces bactéries, ces micro-organismes qui ont transformé les roches en un sol nourrissant (1), accueillant aux graines et aux spores, il s’agit aussi de s’inquiéter des actions humaines qui mettent à mal ces processus complexes d’échange et de transformation. Avec ce numéro, nous nous redécouvrons comme terriens, tirés du sol 2, et nourris par ce qui y pousse et que nous cueillons ou cultivons. Mais cette terre maternelle n’en demeure pas moins mystérieuse puisqu’elle est matière hors langage et qu’il faudra tout notre travail d’écriture pour la mettre […]

N°111 « Humus » ( Végétal – Vol 1 – 2022)



Enseignante, psychanalyse, porteuse de poésie et soucieuse de la vie mentale des enfants Maryvonne, notre amie de si longtemps a des années durant travaillé à la maison du Vallon à Marseille. (Un hommage lui est rendu ici : https://advitam.fr/app/memoire/maryvonne-paul-1943-2022/hommages)    

Maryvonne Paul nous a quitté à l’automne 2022




    Qui tient l’appareil ? » (« Focales » vol.3) « Telles sont les deux voix de la photographie. À moi de choisir, de soumettre son spectacle au code civilisé des illusions parfaites, ou d’affronter en elle le réveil de l’intraitable réalité ». Roland Barthes, La chambre claire C’est bien d’une énigme dont il sera fait état dans ce numéro, le dernier de la série « Focales ». Dans les deux numéros passés nous avons interrogé par l’écriture le regard qu’entre champ et hors-champ, toutes échelles confondues, nous portons sur le monde. Aujourd’hui avec ce titre intriguant, c’est d’une série d’actes dont nous parlons, d’un faire que des sujets assument, ou non. Qu’est-ce que décider de « prendre », « agir », « capter » ? Qui s’y engage ? Qui en a la capacité et en ressent le désir, lequel parfois submerge ? Qui en craint l’intrinsèque violence ? Ainsi, au fil des textes de ce numéro, nous voilà projetés dans […]

N° 110 Qui tient l’appareil » (« Focales » Vol 3 – 2022)


@28 35 Cursives @ 109Truxler v5 final 8:11 copie 2   Champ / Hors champ » Toute écriture, toute création est une découpe. Des sujets – vous, moi – décident de produire. Ils tirent du réel qui les environne matière et matériaux pour la création. Tous, dans l’enfance nous avons appris à voir, à regarder l’espace et parcourir le temps. Mais aujourd’hui, cela suffit-il ? Cette création nous identifiera, nous singularisera face à vous, lectrice, lecteur. Elle nous portera. Dans ce second numéro de « Focales », notre série 2021, nos yeux se dessillent pourtant. Par la bivalence du titre retenu, écrire et produire se donnent à lire comme acte souvent ambigu, tour à tour travail de prélèvement, de classement, de ponction et finalement de choix. « Nous ne façonnons jamais le monde […]. C’est le monde qui nous façonne » rappelle Toni Morrison (1). Nos yeux d’humains n’ont de cesse de questionner, d’instruire, de […]

N°109 « Champ / hors champ » (Focales vol.2 -2021)



« À l’échelle » (Focales vol. 1)   « Les yeux, quand ils s’ouvrent, découpent dans le visible comme un ordre du réel » Marc Le Bot (1) Écrire, c’est regarder le monde et ses paysages, c’est ressentir des émotions, imaginer, anticiper, se souvenir, construire et déconstruire, chercher les mots. Écrire, c’est bâtir et, ce faisant, c’est penser. Sur ce constat s’ouvre une nouvelle série pour Filigranes, trois volumes consacrés au terme, polysémique s’il en est, de focales. Aussi, nous voici pour commencer à traiter d’échelles. Plus tard il sera question de champs et de hors-champs, enfin du sujet écrivant, lisant, produisant lequel « tient l’appareil ». o o o   L’écriture comme fabrique est un monde intermédiaire entre le réel et nous, dit Marco Martella 2. Mais ne s’agira-t-il dans ce présent moment de géométrie poétique que de balayer du regard la gamme de nos choix afin d’un peu mieux savoir ce qu’écrire signifie […]

N°108 « À l’échelle » vol 1 – « Série Focales » 07/21


    « Est – Ouest et retour » à Nathalie Ferrier, notre amie si jeune perdue « Rien ne disparaît de ce qui a dû être abandonné  » Henri Wallon Tout a commencé par un pressant défi de Nathalie Ferrier, en poste au Centre Culturel français de Moscou : ce serait bien si les liens déjà tissés entre Moscou et Marseille perduraient dans un autre numéro de Fili (1) ! Faisons mieux connaissance avec nos littératures respectives. Offrons-nous réciproquement des textes d’auteurs auxquels nous tenons, représentant pour nous ce que nous aurions envie de faire savoir aux autres. Et à partir de là, chacun pourrait choisir et écrire en écho, en écart, en voisin ou en étranger. Les textes seraient comme des miroirs où se mirer, se reconnaître autre ou pareil… Les « prétextes  » joueraient le rôle de tremplin, d’apport, d’horizon en trouvant leurs destinataires. Tout cela était bel et bon. Mais […]

Urgence Ukraine / Retour sur Filigranes 65 (2005)



  Le monde des revues de poésie et de la littérature bouge. Nous-mêmes sommes en réorganisation de tâches au sein de notre collectif. Notre nouvelle adresse mail de contact est filigraneslarevue(arobase) laposte.net. Nos publications et leur rythme changent.   Que sera Filigranes en 2024 ? Nous publions deux numéros par an à présent. La collectif de production de transforme : nouvelle maquette, nouveaux cursives, nouvelles coopérations .   S’abonner FRANCE Normal (3 numéros) 30 € FRANCE Soutien (3 numéros) 46 € ÉTRANGER Normal (3 numéros) 33 € ÉTRANGER Soutien (3 numéros) 46 € BIBLIOTHÈQUES (2 numéros / un an) 25 € Chèque à FILIGRANES ou virement (Code IBAN FR87 2004 1010 0800 3312 4U02 929)  (Compte revue Banque postale). Commander d’anciens numéros « Le chêne et le roseau » (N°112) « Humus » (N°111) « Qui tient l’appareil » (N° 110) « Champ/hors champ » (N° 109) « À l’échelle » (N° 108) « Ça peut toujours servir » (N° 107) « Glanages » (N° 106) « Ça […]

FILIGRANES Évolue !


  FILIGRANES est produite par un collectif de bénévoles, passionnés du « lireecrire » et désireux d’en partager l’accès par le biais d’ateliers, de publications, de rencontres, de lectures publiques. Elle n’est pas éditrice de recueils. Pour ceux qui souhaitent soutenir le projet de la revue dans la durée, l’abonnement se fait par courriel ou par lettre. Les Bulletins d’abonnement et de commande ainsi que la présentation de la revue en PDF sont à télécharger ci-dessus. On soutient la revue et le projet du collectif de Filigranes en s’abonnant. Mais aussi en faisant s’abonner les bibliothèques et en proposant des événements Le prix de l’abonnement # France (4 numéros) : 30  €. # Étranger : (4 numéros) 33 €. #Étudiants / Chômeurs : (4 numéros) 20 € # Abonnement de soutien : (4 numéros) 46 € # Tarif pour les bibliothèques : 27 € pour 3 numéros (soit un an). Par virement. Code […]

Participer, soutenir la revue



  2020-2021 # Saison 2021 # 
 »Focales » Une réflexion sur l’écriture et la création dans le miroir du monde. Un l’espoir ? Le transformer, de l’amender, à notre modeste échelle certes : par la création ; par les liens que nous y tissons au-delà d’actuelles turpitudes qui affectent le vivant. Une question d’échelles, de temps et d’espace. Une réflexion sur nos choix, nos postures d’écrivants.   (Paru) N°108 : À l’échelle   (Paru) N°109 : Champ/hors champ   N°110 : Qui tient l’appareil ? (À paraitre en juin 2022   N°111 : Humus (En préparation)   112 – LE CHÊNE ET LE ROSEAU Plusieurs questions nous traversent et nous pensons à de futurs textes pour le 112 « Le chêne et le roseau ». Quelles en seraient problématiques ? Puissance de l’un VS souplesse de l’autre.Le temps et le flux autour de « grandir, passer du sol à l’air / […]

Nos calendriers pour envoyer des textes :


Fenêtre ouverte sur la vie et les projets des créateurs, Cursives est l’occasion de rencontrer ce que Jean Dubuffet appelle des « Les hommes du commun à l’ouvrage ». La rubrique Cursives s’est imposée à Filigranes dès le numéro vingt-deux. Elle est née du désir de mettre en lumière les réflexions, les motivations, les études et travaux préparatoires qui construisent les textes donnés à lire dans la revue et que ceux-ci ne laissent pas toujours soupçonner. Personne ne peut faire l’économie d’une interrogation sur le sens de son activité dans une société donnée. La raison d’être d’une création, qu’elle relève ou non de l’écriture, réside sans aucun doute dans la conscience que le créateur a de sa propre finitude mais aussi dans le bonheur qu’il peut éprouver à libérer ses rêves, à jouer à sa manière avec le langage, à rencontrer autrui à travers ce qu’il produit et publie… Dans Cursives l’écriture […]

Cursives, les entretiens de Filigranes



ÉDITO « Il n’y a pas de désir qui ne coule dans un agencement. Si bien que le désir, pour moi, ça a toujours été – si je cherche le terme abstrait qui lui correspond – (celui de) constructivisme ». Gilles Deleuze, Abécédaire « Depuis la nuit des temps, depuis Lucie, peut-être avant, vous parcourez le monde, franchissez les grandes failles, longez les lignes de crêtes comme autant de lignes de vie. Infatigables voyageurs, femmes en marche, hommes de la migration, enfants du dépaysement ». Entendez-le, il y a quelques années déjà, vous figuriez au sommaire d’un numéro. Il est vrai qu’en votre compagnie, vagants extravagants, nous rêvions de mondes où les savoirs seraient de miel et où, heureux, nous vous accompagnerions. C’étaient des temps anciens. Nostalgiques et fascinés, de saison en saison, nous replongions vers vos récits anciens, vers le rouge or brun des paysages traversés, vers le noir de vos corps rompus […]

N° 106 « Glanages » – 12/2020 – (Vol 2 – « Récup’ et ...


  Pierre Torres HOMMAGE (Lire le PDF – 1MO)   Michel Neumayer, message à Katia Torres (22 juillet 2020) Cette nouvelle nous la redoutions tant, nous n’avions plus guère de nouvelles de Pierre, par téléphone uniquement. Je suis personnellement très triste de perdre un compagnon du GFEN et de Filigranes. Je connaissais Pierre depuis les années 1980, nous avions fait beaucoup de choses ensemble, lui toujours discret, peu écrivant mais très porté par la littérature et l’écriture qu’il voyait une comme une invention humaine exceptionnelle. Il portait une histoire que nous savions tellement douloureuse pour lui, l’Algérie. Il voulait faire un travail autour des massacres de Sétif et Guelma et il était un antimilitariste profond. Nous savions son engagement militant et pacifiste, son refus des pensées dominantes, son désir de pensées en rupture, son engagement pour le cinéma et la théâtre avignonnais. Il nous a accompagné à Filigranes jusqu’à la […]

Pierre Torres



  Une rencontre avec Serge Plagnol, né en 1951, vivant à Toulon, peintre et ancien professeur à l’école des Beaux-Arts de Nîmes. Il est venu au séminaire de mai2019 de Filigranes en apportant quelques toiles récentes. Après quelques questions comme entrée en matière, nous avons écrit à partir de ses tableaux puis poursuivi l’échange avec lui. Les oeuvres de Serge Plagnol ont été exposées dans différentes galeries et sont visibles sur FB et divers sites   Cursives 103 Serge Plagnol .        

Serge Plagnol « La peinture, c’est une surface qui interroge la profondeur. »